
L'atelier
Une ligne, tracée d'un bout à l'autre.
Un carrossier passe sa vie à suivre des lignes. Celle d'une aile, celle d'un capot, celle qu'un choc a cassée et qu'il faut retrouver. Voici la nôtre, et elle commence à Maranello.
Le père
Il a passé sa carrière chez Ferrari. Il n'en a jamais fait une histoire, et c'est peut-être pour ça qu'elle a tenu. Ce qu'il ramenait à la maison n'était pas des anecdotes de Maranello, c'était une façon de regarder une tôle avant d'y toucher.
Ce qui se transmet
Jason a appris à l'atelier, pas dans un manuel. Passer la main sur un panneau les yeux fermés pour sentir ce que la vue ne montre pas. Mesurer deux fois. Refuser un raccord qui passerait aux néons mais qui trahirait au soleil. Ces trois réflexes ne s'enseignent pas, ils s'attrapent.
L'atelier de Charleroi
Rue de Marchienne, un bâtiment où le marbre et la cabine de peinture sont à vingt mètres l'un de l'autre. C'est ce qui permet de suivre une voiture du démontage jusqu'à sa sortie sans jamais la confier à quelqu'un d'autre.
Ce qui roule aujourd'hui
Des Dino, une Bizzarrini, des Porsche, des Ferrari modernes, et des voitures dont personne n'a entendu parler mais qui comptent pour ceux qui les amènent. Une ligne qui se referme sur elle-même, et qui repart au chantier suivant.
Le matériel
Ce qui permet de tenir une cote et une teinte. Rien d'exceptionnel pris séparément, mais tout au même endroit.

Marbre de redressage
Bancs de mesure et vérins pour ramener une caisse à ses cotes d'origine.

Cabine de peinture
Éclairage calibré et flux d'air filtré. C'est là que se juge une teinte, pas dans le hall.

Ponts élévateurs
Pour le travail mécanique et le contrôle des dessous, freinage et liaison au sol.

Stockage couvert
Les voitures en attente de pièces ou de décision restent à l'intérieur, jamais dehors.